Retours sur le numéro Spec Ops.

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Aurélien
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Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 03 Mai 2015 12:57

Topic consacré aux commentaires du numéro Spec Ops.
Dernière édition par Aurélien le 01 Juin 2015 19:15, édité 2 fois.

Neokratos48
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Re: Retour sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Neokratos48 » 23 Mai 2015 19:03

Lorsque j'entendis parler pour la première fois de Spec Ops : The Line au beau milieu de l'année 2010, je fut tout de suite intrigué par ce jeu qui semblait avoir des ambitions narratives intéressantes. Sa sortie en 2012 ne me déçut pas cette histoire repoussant les limites de la narration dans le jeu vidéo et remettant en questions certaines de mes certitudes. Il réussi ce tour-de-force non pas en inventant de nouvelles techniques de gameplay alambiquées --asymétrique, à base de QTE ou de choix transparents ne reflétant qu'une vision manichéenne du monde-- mais en innovant, insufflant une portée métaphorique à chaque détail. Ici, point d'indices pour le joueur sur le comportement qu'il doit adopter face aux situations auxquelles il doit faire face. Il lui faut agir selon sa sensibilité personnelle.

Cachés derrière les atours de la banalité, les messages développés par les créateur de ce chef-d'oeuvre vidéoludique permettent l'ouverture d'une réflexion rarement développée dans ce genre codifié qu'est le Third Person Shooter. En effet, les différents niveaux de lectures ne sont pas accessibles à tous et n'apparaissent qu'en fonction du potentiel d'ouverture du joueur, de ses habitudes et de sa position par rapport à la culture même du jeu vidéo. En effet, tout est là pour que celui-ci se fasse piéger par un game design se rapprochant, voire se calquant sur des modèles comme Uncharted ou Gears of War et ignore ce qui est sous ses yeux.

Ainsi, le joueur voulant aller plus loin se doit de s'ouvrir à des choix qu'il a perdu l'habitude de prendre, ayant formaté sa façon de jouer au fil des headshots. Cependant, il y a un autre moyen de faire apparaître ce qui se tient entre les lignes, ce que les développeurs ont cachés sous ses yeux, et d'approfondir sa réflexion. Il peut être accompagné. Icare Magazine, dans son dernier numéro se charge de cette mission avec brio. A l'aide d'une recherche poussée et rigoureuse, Aurélien nous entraîne dans une aventure, la découverte de l'univers de Spec Ops : The Line et de ses développeurs. Pertinente, la réflexion menée est écrite dans un style cristallin et permet de cerner toute les nuances de cette oeuvre. Le joueur peut s'approprier nombre des secrets des artistes derrière le jeu, et ainsi goûter toute sa saveur. Bien plus complète et profonde que Killing is Harmless : A critical reading of Spec Ops : The Line, --critique réductrice mais qui avait tout de même permis de prendre conscience du potentiel de ce jeu-- cette publication permet au joueur d'approfondir sa réflexion, mais aussi de la nuancer, et de faire la lumière sur la démarche de Yager Entertainment, dans ses réussites mais aussi dans ses échecs. On y retrouve ainsi une mise en perspective intéressante sur la société dubaïote et même de notre société occidentale. Cet ouvrage, magistralement illustré par des artworks et images du jeu, et --fait notable-- exempt de toute publicité, permet une lecture digne de celle des meilleurs ouvrages spécialisés, restant agréable en tout temps.

Pour autant, le jeu et sa critique ne font pas tout le magazine. On y retrouve des moments forts, comme ce témoignage d'un soldat souffrant du Stress Post Traumatique ou encore une l'interview ultra-complète d'Alessandro Taini, directeur artistique de talent ayant su insuffler à chacun de ses travaux une identité forte.

Étonnant, ce numéro permet une relecture tout à fait pertinente du monde du jeu vidéo et de l'importance des choix artistiques que doivent réaliser les développeurs, ainsi que de celle du marketing. Il met en lumière l'engagement de ces artistes qui produisent une oeuvre dont la profondeur ne sera malheureusement perceptible que par certains en l'absence d'accompagnement. Ce pari ne s'est malheureusement pas avéré gagnant pour Yager à la sortie du jeu. Cependant, à l'aide de publications comme Icare Magazine et l'engagement de passionnés ce jeu pourrait connaître un nouveau souffle. Ce magazine pourrait même permettre une remise en question de l'image du jeu vidéo dans le médias, lui qui n'est souvent vu que comme une sous-culture qui ne peut se dégager des stéréotypes, formant jour après jour des tueurs de masse.

Il ne faut cependant pas se voiler la face, ce jeu reste une exception, au même titre que les Bioshock ou autres Deus Ex. Il prend ainsi place dans la catégorie fermée des oeuvres artistiques qui ont su éviter la compromission, prendre des risques et offrir une alternative aux caricatures qui font bien souvent perdre toute saveur aux cultures dont ils sont issus. Ce phénomène atteint le jeu vidéo, comme il a touché et touche encore le cinéma ou la musique, où, face à la pression des majors, on se retrouve bien souvent en présence d'oeuvres fades voire indigentes. Cette tragédie entraîne aussi la presse dans son sillage aujourd'hui, celle-ci mêlant news à sensation à (dés)information.

Pour autant, il faut garder la foi en la possibilité d'alternatives, en la présence de passionnés qui disent non à ce système et décident de le prendre à contre-pied, comme a pu le faire Icare Magazine. Soutenir ces personnes est nécessaire pour la continuité de la presse, et ainsi contrer la médiocrité ambiante dans laquelle il peut être si facile de se complaire.

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Aurélien
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Re: Retour sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 30 Mai 2015 05:55

Voici quelques retours glanés ci-et-là :

- Allociné : Financé cette fois-ci grâce au Crowdfunding en vue d'une sortie papier, ce nouveau numéro, au croisement entre le magazine et l'artbook, est fidèle à ce qu'il était déjà auparavant. Soit un remarquable concentré d'analyses pointues mais accessibles, d'anecdotes et de décortiquages de références alignées sur 188 pages; avec notamment une partie consacrée à l'influence majeure de l'oeuvre de Konrad, celle de Coppola... Et celle du film L'échelle de Jacob, le chef-d'oeuvre d'Adrian Lyne. Au-delà de la qualité du contenu du magazine, l'auteur livre surtout une analyse qui bouleverse radicalement la perception du jeu et de ses thèmes. Et qui est donc en ce sens parfaitement inédite.
Un travail d'autant plus remarquable que l'auteur (oui oui, on parle au singulier !) du magazine s'est aussi entouré pour ce numéro de collaborations exceptionnelles, comme celle de François Coulon, producteur exécutif et co-directeur créatif de Spec Ops : The Line, ou celle d'Alessandro Taini, un des meilleurs directeur artistique existant dans l'industrie des jeux vidéo, et qui travaille au sein du studio britannique réputé Ninja Theory.

http://www.allocine.fr/article/ficheart ... 42150.html

--------- Messages envoyés sur facebook ou twitter :

- Justin : C'est de loin le meilleur magazine que j'ai lu.
Indescriptible, passionnant, une analyse profonde d'un jeu vidéo.

- Clément : @Icaremag j'ai achetu, j'ai lu, j'ai beaucoup aimu ! Très bien écrit et très esthétique, vraiment un super boulot ! #icaremag

- Matthew : Alors non, ce n'est pas quelque chose pour les néophytes, et oui il est plus cher que les autres magazines (15€), mais la qualité d'écriture, la beauté de la mise en page et le niveau de maîtrise de son sujet sont mille fois supérieurs à tout ce qui existe aujourd'hui dans la presse - tous types de presse confondus.

- Jules :
Je voulais juste te remercier et te féliciter pour le travail que tu as accompli et d'être de ceux qui reconnaissent en Spec Ops une œuvre majeur dont on se doit de parler pour le bien du jeu vidéo. Je trouve dans le mag une inspiration qui va me driver dans mon travail et me conduire à faire, enfin, un jeu dont je serai fier et qui restera étrangement lié à Spec Ops dans mes souvenirs, grâce à toi. Merci encore et bonne continuation.

- Staz : Le nouveau @Icaremag reçu hier, j'ai déjà dévoré une bonne moitié, un travail incroyable, comme d'hab, achetez bds !

- Bastien : Coucou Aurélien, je viens de finir de lire ton magazine et je te dis bravo car je me suis régalé en le lisant de A à Z. J'ai appris beaucoup de choses.

- Réaction de François Coulon, co-réalisateur du jeu : ... Parce qu’il faut bien soutenir la presse écrite, je suis allé acheter le magazine à la gare en sortant du boulot ce soir. Enorme magazine, il va me falloir du temps pour tout lire. Un grand bravo pour être allé au bout de ce projet pharaonique d’ambition. Merci également pour la dédicace de première page ! Mais surtout merci pour ce travail sur Spec ops ...
Dernière édition par Aurélien le 30 Août 2015 03:47, édité 2 fois.

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Aurélien
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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 02 Juin 2015 15:05

Enfin, les critiques réalisées à l'occasion du Ulule (preview) :

- Louis David Tremblay, gamedesigner chez Eidos (Thief 4) : Icare est un monument dressé au jeu vidéo. L'analyse de Spec Ops est frappante par son ampleur culturelle, artistique, géopolitique ou religieuse. Des ouvrages comme celui-ci contribuent à légitimer le jeu vidéo et prouvent que ce média auquel je me dévoue corps et âme est subtil, intelligent, et ultimement, un art au même titre que le cinéma. Très peu de revues parviennent à éduquer le lecteur sur d'autres plans et à l'emmener par les chemins sinueux de la philosophie ou de l'imaginaire. Icare le réussit. Et de quelle manière : car c'est si bien écrit... »

- François Emery ( Directeur Level Design - Ubisoft / PoP ) : Passionnant, profond, particulièrement bien écrit, Icare est une référence incontournable pour qui s’intéresse au jeu video. Vraiment très impressionnant.

- Omar Boulon, rédacteur en chef de Canard PC : « Une plongée démente dans les profondeurs d’un jeu qui, jusqu’à présent, n'avait été qu'à peine effleuré.

- Olivier Pallaruelo, journaliste à Allociné : Avec toute la rigueur qui caractérisait déjà les précédentes publications du magazine Icare, l’auteur enfonce un peu plus le clou en brassant avec une intelligence confondante l’univers du cinéma, la (géo)politique, l’Histoire, la Philosophie, la Religion, l'Art pour dévoiler les ressorts - mais aussi les limites - de Spec Ops, et ainsi livrer une réflexion aussi passionnée que passionnante. C’est d’autant plus méritoire que l’approche est totalement inédite. Un complément remarquable -et précieux- pour qui souhaite découvrir ou redécouvrir l’excellent titre développé par le studio Yager, qui gagne à être davantage connu et joué.

- Sébastien Pissavy, cofondateur de Jeuxvideo.com. Il n'avait pas encore joué à Spec Ops : The Line mais a pourtant adoré le magazine (je voulais démontrer qu'il pouvait être lu par tous, indépendamment de sa connaissance du jeu ) : « Des articles extrêmement fouillés, truffés de références littéraires, cinématographiques, philosophiques, économiques... C’est passionnant à lire et ça fait du bien. Icare est un magazine qui vous élève !

- Mehdi, cofondateur du podcast Je Game Moi Non Plus : Rigoureux, illustré, documenté et enrichi d’éléments inédits, la lecture d’Icare ne vous brûlera pas les ailes. Mais elle pourrait bien vous brûler les doigts.

- Gérald, étudiant en philosophie : Après deux numéros ultra-stimulants, Icare revient en force pour nous livrer 'Spec Ops: The Line' sur un plateau. J'ai eu la chance de lire toute une partie en avant-première, et je confirme les avis précédents. J'ajoute que le graphisme et les nombreuses illustrations servent à merveille la progression des idées, toujours limpide, très documentée et bien argumentée. Finalement, pour explorer les alliages du divertissement, de l’art et de la critique, le choix de 'Spec Ops: The Line' se révèle excellent.
Ainsi Icare réussit le pari d'une immersion profonde dans 'The Line' sans s'y laisser enfermer pour autant. Loin de se perdre dans les détails techniques ou les anecdotes, le magazine englobe l'aventure ludique dans une analyse critique plus vaste : l'immersion ouvre finalement sur le réel. A bien des égards, cette réalité (historique et contemporaine) est plus emmêlée, plus choquante et plus extrême que le jeu qu'elle inspire. Icare nous montre alors comment Spec Ops peut incarner cette horreur, par son gameplay, son script, ses choix artistiques – mais aussi là où le jeu la manque, la dissimule ou la réinterprète…
Capitalisme et religions, nature et inhumanité, héroïsme et psyché-délires… : le numéro suit de nombreux fils dans le désert, interroge patiemment les acteurs, les symboles visuels ou les références musicales, accompagne le lecteur-gamer du sous-sol de la Tour qui domine la Dubaï Spec Opsienne jusqu'aux étages supérieurs, qui surplombent tellement plus qu'un jeu d'action.

- Cyril Berthout, blogueur et fidèle lecteur du magazine : Beau, riche, passionnant. Un numéro indispensable aux joueurs de Spec Ops : The Line. Aux autres aussi d’ailleurs.

Sans oublier la critique en deux parties du site JeuxVideo-Live :

Partie 1 : http://www.jeuxvideo-live.com/dossiers- ... icare-mag/
-- extrait : En vérité, tout semble parfaitement construit dans Icare : on introduit le joueur au jeu avec les lettres, on examine le jeu et les messages qu'il veut faire passer, et on finit par aller plus loin, au-delà du jeu, pour rejoindre la réalité. Et chaque article se révèle pertinent et audacieux. Si Spec Ops : The Line reste le thème majeur du magazine, le numéro traite également d'autres sujets. L'environnement de Dubaï, le rôle du sable, permettent à l'auteur d'aborder l'inoubliable Journey. La présence de la religion dans le titre, d'ailleurs incroyablement dissimulée, est l'occasion de revenir avec intelligence sur The Binding of Isaac, Dante's Inferno et El Shaddai. Des articles captivants qui permettent de dépasser Spec Ops, d'apporter de la diversité à l'ensemble et d'effectuer des parallèles très justes afin de comprendre le traitement de ces thèmes par le jeu vidéo. C'est aussi par l'intermédiaire de la rubrique bric-are-brac qu'Icare évoque d'autres sujets comme le cas de la presse papier ou celui la liberté d'expression. On retrouve même la participation de Sheldon Pacotti, scénariste de Deus Ex. Son papier résonne avec l'aspect religieux du magazine (« le futur est-il un idéal laïc ? ») et traite de la manière dont Deus Ex a pu prédire l'avenir ou, au contraire, se méprendre. Mais l'article qui nous a semblé le plus remarquable tient au parcours d'un développeur indépendant. La naissance de son projet, les difficultés rencontrées pour le concrétiser ou encore la sortie du jeu sont les différents axes abordés dans son récit. Là encore, nous sommes face à un article riche, dense, marquant, où l'on découvre les coulisses d'une autre facette de l'industrie. Comme si le récit de ce développement et celui de Spec Ops formaient les deux faces d'une même pièce. En fait, la plupart des articles de ce numéro se répondent et partagent des notions qu'elles étudient différemment.

Partie 2 : http://www.jeuxvideo-live.com/news/icar ... elle-72172
-- extrait : C'est peu dire que nous attendions les propos d'Alessandro Taini. Et nous avions raison tant l'interview s'avère exceptionnelle. Sur 33 pages, Taini dresse le bilan de l'industrie, s'attarde sur la fuite des talents, évoque le marketing, les ventes, son art, ses maîtres français, italiens, américains... On navigue alors entre culture et industrie, arts classiques et jeux vidéo, Italie et Angleterre. Sources de nombreux débats, la partie sur Devil May Cry permet de revenir sur la polémique qui avait fait trembler le petit monde du jeu vidéo. Pour notre plus grand plaisir, Taini lève le voile sur les coulisses d'un bad buzz. Il parvient d'ailleurs à illustrer à merveille la relation entre éditeur et studio de développement... On sent qu'il aime DmC. On sent aussi qu'il regrette le mauvais démarrage médiatique. Le jeu méritait mieux qu'une levée de bouclier. Mais derrière le professionnel se cache aussi un homme. On découvre avec étonnement le chemin sinueux qui a mené ce jeune artiste italien à s'expatrier en Angleterre, à devenir artiste puis directeur artistique. Un morceau de vie saisissant et motivant. Une vraie leçon.
En marge, ou plutôt au coeur de ce magazine, on retrouve également une nouvelle intitulée La Cuve. Nous sommes ici en terrain conquis, dans la science fiction la plus pure. Le récit est très agréable et pourtant sa structure, complexe, montre une volonté de tenir la comparaison avec Spec Ops. Là est le parallèle. La cascade de révélations dans les dernières pages rend même compte d'une maîtrise étonnante. Un exercice de style très réussi, assez violent également. De quoi donner envie de se jeter sur le prochain romain qui approfondira cet univers. Comme nous le disions, Icare est unique jouant de la fiction, de l'interview, de l'analyse pour nous donner une autre vision du jeu vidéo. Une vision noble.
Dernière édition par Aurélien le 05 Juin 2015 23:07, édité 3 fois.

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Aurélien
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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 04 Juin 2015 10:01

Voilà un commentaire sur le court papier intitulé "Liberté d'expression" :

- Amanda : Le message a juste pour objet de vous dire un grand bravo pour le texte "Liberté d'expression" (Bric are brac) qui est tout simplement vrai ! Je n'ai pas suffisamment de mots pour qualifier ce qui c'est passé lorsque je l'ai lu, la seule chose qui m'a traversé l'esprit c'était de crier "Voilà ! ce qu'il dit est vrai ! Il a réussi à dire autrement et même plus clairement ce que je pensais ". Bref je salue la clarté de l'écriture, les mots qui sont ,pour moi, justement employés et cela tout au long des pages que j'ai pu lire jusqu'à maintenant. Et c'est d'autant plus vrai sur "Liberté d'expression".

- David : J'ai énormément apprécié tant la forme que le fond. J'ai trouvé la maquette effectivement très impressionnante, et l'audace éditoriale au rendez-vous. Avoir autant d'ambition pour un magazine papier est extrêmement courageux.

- ogaming.tv : Loin du pensum pompeux, le décryptage du jeu se révèle fascinant tant les angles d'approche sont nombreux et la finesse d'analyse en permanence percutante. Tout y passe : sa dimension ludique, philosophique, religieuse, géographique, historique, politique, et j'en oublie encore... Un tel travail de titan force le respect et l'admiration. / Le reste sur http://www.ogaming.tv/news/numero-speci ... e-feu/9759

- Gaëtan : Icare Magazine est envoûtant, très riche, incroyablement réaliste et sans tabou, passionant et agréable à lire. Superbe lecture / Le reste sur http://www.codegames.fr/2015/06/icare-m ... qu-un.html

- Lucas : Un numéro incroyable !

- Lucansay (à propos de l'article sur la religion) : Je viens de finir le chapitre sur le christianisme. Plein de signes partout, des explications, des rapprochements avec tel ou tel truc, il en a fallu de la culture religieuse pour en arriver là. Tu aurais pu te vautrer facilement tant la religion est un sujet casse-gueule, mais tu as gardé un certain recul et c’est appréciable. Néanmoins tu m'as quand même perdu sur deux ou trois trucs (l'histoire de la tour par exemple) mais la grosse majorité du texte, c'est du solide et c'est accessible. J'ai bien aimé dans la conclusion : "il est encore possible de considérer le christianisme dans Spec Ops au seul service d'une dimension ésotérique, thématique et réflexive" parce que déjà tu admets que les joueurs peuvent passer à coté, et ensuite parce que ça reflète bien mon état d'esprit la première fois que j'ai lancé le jeu. En général, les signes un peu religieux dans le jeu vidéo c'est juste pour créer une ambiance. Sauf que là les choses n'ont pas étés placées pour faire genre, elle font parties d'un propos, pensé et réfléchi. C'est assez pointu comme truc et je suis content que tu l'aies détaillé dans ton mag.
Dernière édition par Aurélien le 31 Juil 2015 09:04, édité 2 fois.

elmomo
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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar elmomo » 09 Juin 2015 07:54

Bon je viens de me débrouiller pour perdre la -longue- réponse que j'avais commencée, alors je vais abréger.

1. Félicitations pour ce numéro. C'est grandiose. En fait, j'ai acheté et joué à Spec Ops uniquement pour pouvoir lire ton travail, après le passionnant Deus Ex.
2. Sans vouloir être défaitiste, les mauvais résultats de vente ne m'étonnent pas. Pourquoi s'entêter à vouloir le proposer en kiosque alors que clairement il n'y aura que les passionnés et le bouche à oreille qui garantiront des ventes ? Pourquoi ne pas s'en tenir à des précommandes ?Même AC, dont la licence est bien plus grand public, ne garantit pas de bien meilleurs retours au vu du format...
3. Ma question : François Coulon a participé au numéro, mais l'a-t-il lu en entier ? A-t-il réagi ? Plus globalement, il serait très, très intéressant d'avoir des retours de Yager sur certains points (notamment les références chrétiennes - j'étais passé à côté d'une bonne partie, je dois l'admettre)... Y en a-t-il eu ? Y en aura-t-il ?

En tous cas, bon courage pour la suite. Continue à faire ce que tu fais. Je doute que ça te rende riche, mais c'est un réel plaisir de le lire.

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Aurélien
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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 09 Juin 2015 11:24

Mince pour la longue réponse. Et merci d'avoir pris ton temps en tout cas. Sinon, pour te répondre : j'ai eu 400 précommandes et je suis parti pour en vendre 700 en kiosques si rien ne change. Je crois que tu devines maintenant pourquoi j'ai besoin d'être chez les marchands de journaux : pour toucher plus de monde ! En tout 1100 lecteurs (peut-être plus si je me bats bien).
Pour ce qui est du retour des développeurs de Spec Ops, je vais essayer de faire quelque chose sur le site. Mais ça prendra du temps ;)

----- Autres retours :

- Carole / Urban Shaker : Entre analyses et témoignages, Icare Mag aborde des thèmes comme l’américanisation, la place de la religion ou encore la perception de l’héroïsme. L’un des moments les plus poignants lors de la lecture reste sans aucun doute le témoignage de Christopher Westmoreland, vétéran de l’armée américaine et souffrant de stress post traumatique, de ses difficultés à retourner à la vie civile et à surpasser ses traumatismes, les mots de Christopher contribuent largement à montrer le vrai visage de la guerre.
S’il ne fallait retenir qu’une chose de cet Icare Mag, c’est sa richesse. Jamais encore il ne m’avait été donné de lire un magazine aussi bien documenté et proposant une analyse d’une finesse aussi rare. / Le reste sur : http://www.urban-shaker.com/icare-mag-s ... -magazine/

- Aurélie / Joypad : Lecture incontournable. [...] Ne vous attendez surtout pas à une lecture linéaire, à un sommaire scolaire et encore moins à un ton académique. L’auteur s’adresse directement aux lecteurs, en expliquant sa démarche, les aléas de l’édition, les personnes rencontrées dont l’aide a été indispensable. Ce magazine est un échange, une discussion, voir une table ronde sur la vision que différentes personnes donnent à la guerre. Dans Icare, les barrières entre les domaines artistiques et culturels sont brisées. Alors ne soyez pas étonnés d’entendre parler de cinéma dans le chapitre traitant de la religion, ou de musique dans le chapitre sur la psyché du héros./ Le reste sur : http://joypad.fr/videogames/le-magazine ... tournable/

- Aurélien : Foncez. [...] On se retrouve avec un mag qui ressemble à la fois un roman par son écriture mais également à un artbook grâce à de magnifiques visuels. Un mélange très plaisant. [...] Personnellement, j'ai adoré l'icareview. / Le reste sur http://www.gohanblog.fr/a-la-une/icare- ... couvrir-ca

- @XOxydeX1 : Vraiment très bon. C'est rare de voir des analyses aussi pertinentes et poussées dans ce milieu. [...] Ça légitime vraiment le jeu vidéo.

- Casimir : Super intéressant, avec de vraies questions de fond. J'ai beaucoup aimé ta réflexion sur la culture américaine dans les jeux vidéo et sur la ville de Dubaï.

- Anthony :Trouvez-moi un seul Mag mieux foutu et aussi complet dans le domaine du JV, et je m'engage à ne plus soutenir celui-ci à 100% ! Bonne chance ! Peut-être aussi parce que c'est un petit gars exceptionnel qui joue à David contre Goliath, en s'occupant lui-même de l'ensemble du travail à coup de passion et de courage, en allant au delà de tout ce que j'ai pu voir au niveau qualitatif et quantitatif !

- Gamatomic : Parfaitement écrit, détaillé et illustré, cet ouvrage transpire la passion pour son sujet.

- Eric: Très bon magazine. J'ai particulièrement aimé ce spécial "Spec Ops - The line" qui m'a donné envie de refaire le jeu pour en apprécier les autres aspects que j'ai peut être ratés a la première partie. Pour ce choix éditorial et ce ton adulte sur le le média "Jeux Vidéo" si critiqué par les biens pensants et les cons, je participe au Tipeee et j’espère pouvoir lire d'autres numéros d "ICARE".
Dernière édition par Aurélien le 15 Juin 2015 15:41, édité 1 fois.

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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 15 Juin 2015 14:48

- Quentin : Icare vous offre, et je ne peux que l’attester, une expérience dans le monde du jeu vidéo rarement vue et connue. Abandonnant les tests techniques, l’auteur préfère se plonger dans le cœur du jeu. Pourtant, je veux bien attester que Spec Ops n’a pas été le jeu de 2012. Il faut dire qu’au début, j’étais assez d’accord avec cette opinion. Un jeu qui me semblait répétitif et pas excellent. Un bon jeu, sans plus. Mais ce magazine m’a montré à quel point ce jeu vidéo, a priori sans histoire et sans enjeux, n’en était rien. Le témoignage de certains des concepteurs du jeu m’a d'ailleurs terriblement frappé. La réalisation n’a pas été facile, mais en lisant ce numéro et en rejouant au jeu, j’ai compris certains aspects qui me frappent aujourd’hui. L’histoire, qu’on juge de manière hâtive dans un premier temps, se révèle emplis de critiques de notre société et de la guerre. Il suffit de s’arrêter et de contempler pour le comprendre. Ce magazine est donc un moyen de faire cela, de profiter tout simplement. Aujourd’hui, on ne peut pas nier que l’on ne s’arrête plus dans les niveaux d’un jeu de tir par exemple. Et pourtant, il ne faut en aucun cas minimiser leurs impacts et ce qu’ils peuvent apporter (bien plus que des morts et des armes). Il y a autre chose qui m’a accroché, c’est la passion de l’auteur, son talent à repérer ce que le jeu vidéo a de meilleur à apporter. Sa passion me bouleverse car elle permet de mettre en forme des éléments d’une rare intensité, comme le témoignage du soldat américain qui a joué à Spec Ops. C’est beau et triste à la fois. Triste de voir que la banalisation de la guerre ne conduit qu’à des jeux vides et splendides alors que Spec Ops a réussi à le toucher. Je n’ai pas assez de place et de mots pour décrire cette expérience, mais si on m’obligeait à en prononcer un, cela serait « exceptionnel ». Le jeu vidéo ce n’est pas seulement un écran, c’est aussi des histoires et ce magazine ne fait que les sublimer davantage.

- Adrien : Ce magazine sent la passion, celle d'Aurélien, qui travail seul, et c'est juste magnifique. Oubliez les magazines habituels, ici, le jeu est désossé jusqu'à la moelle, pimenté par quelques illustrations toutes plus belles les unes que les autres. Un petit bijou de papier, pour un chef d'oeuvre, qu'est-ce qu'il vous faut de plus ?

- Mathieu : Voilà un magazine qui voit plus loin, plus haut, plus profond. C'est un magazine qui s’intéresse a un peu plus que l'image consumériste du gamer qui finit ses jeux en 2H et qui poste son résultat sur son mur FB, fier de sa performance, oubliant celle de ceux qui ont produit ce jeu, pas seulement spec ops, mais tous ces jeux qui sont le fruit de nuits créatives, de pizzas refroidies, de frustrations surmontées et d’efforts acharnés d'humains réels qui donnent quelques années de leur vie pour nous divertir quelques heures.
Il rend hommage à la culture au travers de ce jeu, mettant en exergue l’interconnexion de la réalité et de l'imaginaire, surlignant la force du divertissement sur l'éducation et de ses potentiels dangers et perversions. Il nous informe sur la profondeur du jeu et nous porte dans une dimension nouvelle qui nous ouvre les portes de l'au delà du jeu : Psychologies, religions, histoires, arts. Nous montrant que chaque jeu est un miracle d'aboutissement ou chaque domaine d’expression converge en une matérialité unique et singulière.
Spec Ops. A l'instar de beaucoup d'autres jeu soulève toute une batterie de notion que l'on omet souvent de relever pris dans le défi du jeu. Icare est la pour surligner tout ça et nous offrir une porte vers la réalité derrière ce condensé virtuel. Le présent est la convergence singulière d'un passé riche.
Finalement, ICARE va au delà du jeu(cliquer, ZQSD, suivre les ordres, tuer, tuer, tuer...) et nous ramène dans le domaine du réel, qui existe aussi dans le jeu, en nous montrant où regarder, ou s’arrêter, comprendre les signes, les mettre en relations avec une référence, comprendre un enchaînement d'action, la cause-conséquence ! Poser un semblant de raison la ou il semble ne plus y en avoir, nous rappeler que l'imaginaire est bien le fruit de notre travail, d'un travail réel, issu d'une réalité, même torturée.

- @G_Delforge :J'ai très longtemps cherché LE magazine JV parfait. Je l'ai trouvé ce matin même, à gare de Lyon, perdu entre deux guides d'achats @Icaremag

- Weirdworld Son : Icare-mag: ou l'art de séduire en pixels...
Je m'étais juré de ne pas replonger...
Seulement voilà, Icare Aurélien est un poète des temps modernes!
Incompris, comme les génies le sont parfois...Des lignes de texte qui vous happent et qui vous relâchent, uniquement quand le plaisir textuel est consommé.
Je pensais que mon medium préféré, élevé au rang d'art, me lasserait, finalement...
Bien nous en a pris, la magie opère malgré cette société de moutons incultes et, finalement, pas si loin des pauvres hères enrôlés dans quelques conflits où seuls les vainqueurs écrivent l'Histoire.
J'attaque la partie sur Spec ops : The Line(sans y avoir joué), et je tombe dans un journal de guerre où un soldat narre ses turpitudes et ses espoirs déchus, au sein d'un enfer programmé où, malheureusement, les continues n'existent pas...
La mise en abime du lecteur et son regard sur lui-même et la finitude de la vie et les êtres qui nous sont chers s'expriment au sein d'une toile qui dépeint une Dubaï, pas si clinquante et sexy vue d'un oeil humain dépité...
Le charme opère et Aurélien et ses contributeurs, l'espace d'un Icare mag(azine) vous remettent dans une transe littéraire et vidéo(ludique), où on aime se perdre parmi la foule si oppressante et si banale finalement...

- Cyrielle : Une qualité extra pour un magazine papier, avec des articles de fond comme on en voit rarement.

- Jean : Sur le magazine : quel boulot ! J'avais oublié le travail fait pour le précédent, mais ça m'est revenu quand j'ai lu celui-là... / Il m'a ensuite fait une demande d'interview que l'on retrouve ici et qui est assez longue (on parle de Spec Ops au début puis de créativité, du jeu vidéo Japonais, de transhumanisme) : http://www.enquete-debat.fr/archives/in ... emag-76626

- @LittleBurky : Je confirme également que le numéro sur Spec-Ops the Line, c'est vraiment intelligent et complet.

- Aymeric :Le numéro Spec Ops m'a fait bien comprendre qu'avec vous, on en a pour son argent ! D'ailleurs, pour un nouvel engagé dans l'armée comme moi, il a bien résonné et m'a permis d'expliquer certaines choses sur la guerre à mes collègues qui ne semblent pas voir plus loin que le bout de leur call of !

- Vanessa : Si vous êtes de vrai fan de jeux vidéo, d'histoire et de culture, vous devez oui oui vous devez posséder ce magazine !! Le dernier petit bijou en date est consacré à Spec Ops ! Malheureusement peu connu mais une véritable perle du jeu vidéo, qui est merveilleusement bien décrit dans ce magazine. Et tout ça grâce au travail passionné et acharné d' Aurélien
Les premières pages vous plongent immédiatement dans la réalité de la guerre et l'approche faite par Aurélien est tout à fait inédite et remarquable. Bref, n'hésitez surtout pas l'acheter vous ne serez pas déçu !! Bien au contraire, imaginez vous bien installé sur votre canapé, un bon café et un super magazine entre vos mains. Bonne lecture mes chers amis !!
Dernière édition par Aurélien le 26 Juin 2015 08:29, édité 1 fois.

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Aurélien
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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 23 Juin 2015 16:42

- William : J'en profite pour te féliciter pour ton icare mag sur Spec Ops, j'ai récemment fini de le lire dans son intégralité et j'ai appris énormément de choses. Il y a également beaucoup de sujets dont j'aurais aimé débattre ou apporter ma contribution, si jamais un jour tu as l'opportunité de développer une communauté autour de ton travail, je serais heureux d'y participer.
Mention spéciale pour ta nouvelle qui m'a embarqué et rappelé (je ne sais pas si c'était à dessein) Ubik de Philip K.Dick. J'y ai retrouvé cette ambiance unique, lourde et paranoïaque au point de faire douter de notre propre réalité ainsi que la petitesse de gens pris dans les machinations de groupuscules tout-puissants. En tout cas chapeau, je n'étais pas franchement intéressé par le roman mais la nouvelle m'a convaincue.

- Nickstorm : Ce magazine est un véritable crève coeur. Car s'il y a bien un magazine qui mérite de se vendre, c'est Icare. Le précédent numéro est sorti y'a plus d'un an, y'a pas d'acheteurs réguliers vu qu'il n'y a pas de numéro régulier. Le magazine s'intéresse à son sujet de manière approfondie et originale, mais ledit sujet est principalement un jeu qui s'est mal vendu et qui n'a pas une grosse fanbase. Chaque numéro est une bataille, qui est gagnée de justesse à chaque fois (ou pas d'ailleurs, j'en sais rien, je le suppose vu que ce troisième numéro existe). Quoiqu'il en soit, Aurélien je te souhaite bon courage pour la vente de ce magazine et bonne continuation pour la suite.Quant à toi, joueur, j'aimerais que tu réfléchisses à ceci : après tout le scandale du Gamergate, tous ces reproches faits à la presse vidéoludique, son contenu copié/collé et ses titres putassier : un indépendant qui a cravaché quasiment seul pendant plus d'un an pour fournir un contenu avec du fond ET de la forme, te vend le fruit de son travail pour 15€. Non tu ne vas pas trouver ce contenu sur Internet gratuitement, ni rien qui s'en approche, parce que Icare est un pari complètement fou que seul un véritable forcené peut tenter. Aucune rédac, aucun blogueur ne va te donner gratuitement l'équivalent de 200 pages de contenu mis en page et cohérent.Personne ne va te pointer un fusil sur la tempe et te forcer à payer 15€ (déjà parce que c'est cher un fusil et ensuite parce que le magazine va pas sortir tous les mois).Non, il n'y a pas besoin d'avoir joué au jeu pour comprendre et oui tu peux quand même apprécier le magazine (ou aussi acheter le jeu et le faire avant).Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce pari de contenu qualitatif est en train d'être perdu à l'heure actuelle. Alors évidemment, beaucoup se foutent de la qualité, mais dans le cas inverse, vous devriez considérer l'achat d'Icare. (Résumé tl;dr : 15 euros, le prix de la qualité à laquelle on aspire depuis si longtemps)

- Drakkhen72 : Pas facile d'être le pot de terre...Je ne peux qu'être admiratif envers la profondeur générale du contenu. J'aimerais croire à un succès foudroyant de la qualité envers la médiocrité rédactionnelle de la presse JV (papier mais surtout en ligne), mais je suis un peu trop pragmatique.Cela ne m'empêchera pas de soutenir Icare tant que je le peux.

- Seb : Super mag, je l'ai découvert la semaine dernière et je suis scotché par la contenu. Timing parfait puisque je venais de commencer ce jeu. Bon courage et beaucoup de succès pour la suite, la qualité du magazine le mérite!

- Michaël : Encore un grand bravo pour la qualité d’écriture sur le fond comme sur la forme. Je n'ai lu qu'un tiers du magazine, mais je sens déjà un gigantesque travail de recherche et d'analyse. Si prochain numéro il y a, j'en serai !

- Dorian : Salut ! Je me suis procuré le numéro consacré a Spec Ops et j'ai vraiment bien aimé ta nouvelle, il faut savoir que je ne suis pas un gros lecteur de bouquin, la plus part des livres ne plaisent pas et je trouve généralement mon bonheur dans les oeuvres dites classiques ( Balzac, Dostoïevski...). Mais je me suis laissé prendre au truc et c'est passé tout seul, j'en suis le premier étonné. Je ne suis pas du tout un expert en littérature donc je ne pourrais pas te dire si c'est bien ou pas, ce que je sais, c'est que j'ai accroché et c'est déjà un exploit en soit.
J'ai particulièrement aimé tout ce qui tourne autour de la folie, que soit folie des grandeur avec les expériences démentielles qui sont menées sur le Pasteur, et les évènements qui se déroulent au milieu de l'histoire, où tout part en sucette. C'est un thème que j'adore de base, qui peut prendre plein de forme et qui est par conséquent tres intéressant à travailler.
Pour ce qui est de Thrènes, le pitch me plaît beaucoup, l'univers a l'air très noir et c'est tout ce que j'aime :D

- Tony : Je souhaite t'exprimer encore une fois mon soutien pour l'initiative Icare Mag. J'adhère complètement au concept, et je salue par dessus tout le culot dont tu fais preuve. Parler de Spec Ops dans ton magazine, un jeu qui est malheureusement trop peu connu et qui mériterait tellement plus de reconnaissance, c'est quand même assez couillu ! On sent que ça te tenait à coeur et que tu voulais vraiment en parler.
Aussi, je voulais te remercier d'avoir sorti ce numéro que je trouve très important. Tous les sujets qui gravitent autour de Spec Ops (la guerre, les horreurs qu'elle engendre, le traitement des soldats...) m'intéressent au plus haut point ! Ce sont des sujets très compliqués à aborder et difficile à cerner, ce qui ajoute d'autant plus d'importance à ta démarche. Bien sûr, ce n'est que mon opinion personnelle et je comprends que cela n'intéresse pas tout le monde. Néanmoins, je pense que ce numéro pourrait intéresser beaucoup de gens s'ils prenaient la peine de s'y intéresser deux minutes.
Les gens crachent souvent sur les jeux de guerre qu'ils qualifient de "décérébrés", et pour une fois qu'un de ces jeux se montre bien plus profond qu'un simple jeu de "pan pan boum boum", il ne soulève pas les foules, et c'est bien dommage. Ce phénomène me fait un peu penser à ce qu'on voit dans le monde de la TV, où les gens se plaignent des programmes abrutissants, en mettant en avant Arte alors qu'au final, ils ne regardent pas tellement cette chaîne...
Enfin, pour en revenir à Spec Ops, la faute revient aussi à une campagne marketing trop pauvre malgré de bonnes intentions. Pourtant, quand j'ai joué au jeu et que je l'ai terminé, beaucoup de choses me trottaient dans la tête, il m'a fait réfléchir, comme a pu le faire un Full Metal Jacket, Apocalypse Now ou même Jarhead. Je mourrais d'envie de discuter du jeu avec mon entourage mais évidemment, personne n'y avait joué...
Je me suis rarement autant interrogé avec un jeu. Peut-être avec la saga Metal Gear Solid, même si c'était plutôt d'une autre façon.
Bref, tout ça pour te dire un grand bravo, un grand merci. J'ai bien conscience que tu dois parfois être découragé dans ta démarche, mais j'espère que tu te rends compte que beaucoup de personnes la saluent et la soutiennent. J'espère sincèrement que tu pourras poursuivre sur ta lancée !
Je n'ai pas encore terminé le numéro, mais je compte bien le faire quand je le pourrai. :)
Bon courage et bonne continuation,
un fervent admirateur d'Icare. ;)

- Mahyar : Au départ, si j’ai soutenu cette parution lors de son crowdfunding, je ne m’attendais pas à trouver plus qu’une analyse du jeu. Dans un premier temps alors et dans l’ordre, le contenu m’a livré :
• une plume agréable
• de la réflexion sur les thèmes abordés (capitalisme, patriotisme, devoir, morale…)
• une couverture originale et à tomber d’Alessandro Taini (Heavenly Sword, Devil May Cry…)
• les confidences de cet artiste majeur sur son parcours

Puis, les articles de fond m’ont fait réaliser que je détenais également :
• du matériel pour jeu de rôle… et oui !

Cette évidence m’est apparue au passage sur Dubaï. Je sentais son sable chargé d’amertume, ses déviances justifiables, la misère de son égotisme, la fragilité de ses ambitions démesurées, sa réalité à la fois proche et palpable. Le papier ne se contente pas d’offrir une analyse géopolitique par le prisme du jeu, il décrit le contexte, amène son origine et sa logique de sortie. En d’autres termes, j’ai gagné un supplément de jeu de rôle sans m’y attendre.

Je me retrouve ainsi à disposer d’éléments pertinents pour Delta Green, dont les thèmes font écho à cette décadence hors de contrôle, un spectacle fort qui cherche la démesure et invite à la domination. Dubaï transcende une volonté de s’imposer par une puissante et écrasante séduction. Un tableau riche pour dépayser mes joueurs./ La suite sur http://www.reussitecritique.fr/icare-mag-spec-ops/

- William : On est passé un peu – beaucoup – vite sur une grosse partie du magazine pour vous parler plus en détails d’un passage qui m’a particulièrement intéresser, c’est celui mettant en parallèle l’interview d’un ancien soldat américain et celle d’un psychiatre de l’armée française. Le tout a été préparé de longue date, l’auteur du magazine – car il fait presque tout, tout seul, oui – ayant demandé à l’ancien soldat américain de jouer à Spec Ops : The Line pour pouvoir donner son ressenti sur l’expérience de la guerre par un soldat.

L’interviewé évoque également ses propres problèmes lors du retour au pays et l’entretien est au final très émouvant, en plus de servir à jeter un nouveau regard sur la portée du jeu vidéo en tant que témoin des faces d’ombres et de lumière de l’humanité. L’humanité … et la guerre, qui sont, bien entendu, étroitement liées. Cet entretien est celui qui a eu le plus de portée sur moi, cet ancien soldat se livre totalement, sans éclipser les moments les plus difficiles. Lorsqu’il fait comprendre que certains des passages du jeu ont été presque une façon de revivre des moments difficiles qu’il a vécu, cela fait presque froid dans le dos. D’autant plus qu’il parle souvent de moments plus insidieux que la « simple » fusillade.

La mise en parallèle avec l’interview du psychiatre de l’armée est très intéressante car il développe la problématique du Syndrome Post-Traumatique, un mal assez fréquent chez les soldats qui rentrent au pays après un conflit sur les théâtres d’opérations extérieurs. Au final, même si ce contenu n’est pas le plus significatif en terme de nombre de pages, il apporte une véritable expertise, qui va au-delà de la simple recherche personnelle avant écriture. Une démarche cohérente et qui enrichit clairement le lecteur. Qui a dit que le jeu vidéo était réservé aux simplets ? / La suite sur : https://gamersflag.com/article/magazine ... ideo-ndeg3

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Aurélien
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Re: Retours sur le numéro Spec Ops.

Messagepar Aurélien » 04 Juil 2015 00:15

- Mandark : Icare Mag est à ranger dans la bibliothèque entre sa collection de Edge et ses plus beaux artbooks. / La suite ici : http://www.games-in-the-city.com/icare- ... ours-haut/

- @anthropodcast : Très admiratif du travail sur Icare. Et citer du Maupassant et du Rammstein à une page d'écart, c'est carrément la classe ! / Plus ici, à partir d'1 heure 26 : https://www.youtube.com/watch?v=7d5U-odZ1ec

- FenriX : Au final, Aurélien traite du jeu vidéo comme l’on traiterait d’un film ou d’un roman, c’est dire qu’il redonne au jeu son statut plein et entier d’oeuvre culturelle. Et le magazine à plus des airs d’essai que de feuille de chou, ce qui justifie son prix [...]. Nous ne pouvons qu’applaudir et soutenir ce travail, qui converge avec la vision du jeu vidéo qu’OrdiRétro défend depuis plusieurs années. / la suite sur : http://www.ordiretro.fr/2015/07/05/icar ... a-culture/

- Léonard : Ton numéro sur Spec Ops est génial, bravo.

- Ludovic : Acheté, lu et trouvé excellent. Dans l'attente du prochain numéro ....

- Typhaine : Surtout un grand bravo et merci à toi pour avoir analysé de façon très efficace l'univers complexe de Spec Ops !

- Jörg Friedrich : I saw the magazine in the company today and found it the most full of love thing about video games I have ever seen.

- Jean Baptiste : 180 pages d'études, de recherche, d'essai, de "témoignage" (plus que d'interview). Un pavé format magazine (bon gros A4) bourré ras-l'en-tête de texte, d'une mise en page impeccable, de captures d'écran spécifiques, d'artworks splendides et d'illustrations superbes.

Reçu ce matin, juste eu le temps de le feuilleter et de lire quelques "articles". Le jeu est décortiqué sous une multitude de prisme. Rapport a la guerre, lien avec le cinéma anti-militariste et "pacifiste" (gros travail sur Apocalyps Now entre-autre, mais c'est aussi le plus évident), emploi de la ville de Dubaï et critique des fondements et du fonctionnement de ladite cité. Travail sur la culture "halluciné" (hallucinante et hallucinogène) présente dans le jeu et faisant lien avec le propos et avec la culture des années 60, l'imagerie de la guerre du viet-nam, des conditions de production de tout un pan de culture guerrière. Vision americano-centré, décorticage du rapport a la religion, travail sur le rapport et l'apport de la psychologie (des personnages, du joueur). Explication sur l'illusion dans le jeu, les faux-semblants, ainsi que sur la vanité, sa représentation, sa ludicité... Etc, etc...

Essentiellement porté sur Spec Ops : The line, le magazine (si tenté qu'on puisse encore le nommer ainsi), se permet également un "reverso" (une trentaine de page) sur le parcours et les œuvres de Ninja Theory (Heavenly Sword, Enslaved et le très bon DmC). Foutrement intéressant également. A savoir que le travail fait sur Spec Ops ne repose pas uniquement sur une réflexion personnel, l'auteur fait appel a une culture particulièrement large, sans se reposer sur les évidences. Sur la thématique religieuse, il y a même un article parlant plus encore de The Binding of Isaac.

Bref, "Icare" est au jeu vidéo, ce que "Les cahiers du cinéma" est au cinéma, ou "La recherche" à la science. Je redoutais une intellectualisation a outrance, il n'en est rien, c'est bien écrit, intelligent, mais accessible, et sans prétention étouffante. Juste une étude de cas et un passionnant travail d'investigation, dénotant que derrière le 'jeu' vidéo, il y a parfois une forte réflexion et une intelligence qui n'a rien a envier aux autres medias.

Vous vouliez que le jeu video soit considérer comme un art ?
On s'en fout, on peut s'en divertir tout en restant intelligent et ouvert a la réflexion.

- François : Merci pour le travail forcené réalisé sur tes ouvrages, toujours plus qualitatifs. C’est un plaisir sans cesse renouvelé que de lire le magazine.

- RetroBob :Encore un grand bravo pour la qualité d’écriture sur le fond comme sur la forme. Je n'ai lu qu'un tiers du magazine, mais je sens déjà un gigantesque travail de recherche et d'analyse. Si prochain numéro il y a, j'en serai !

- Tony : Salut, Icare le magazine est à la Réunion. Je l'ai pris et encore merci pour ce numéro. L'icareview est excellente. Je suis pas fan du jeu que tu analyses mais j'aime découvrir de nouvelles choses

- @Professeur_Oz : Je suis en train de terminer le magazine @Icaremag dédié à Spec Ops The Line et je le conseille vivement pour qui a aimé ce jeu déjà culte. Y'a bien quelques passages trop alambiqués à mon goût, mais dans l'ensemble, c'est du bon gros boulot d'analyse et de décryptage. Par contre, j'attendais pas grand chose de la longue interview de Alessandro Taini, et autant dire que j'aimerais lire des interviews de cette qualité (et de cette longueur) plus souvent.

- Stéphane : Très instructif et intéressant. J'ai beaucoup plus appris sur Dubaï qu'avec n'importe quel autre média. Et la nouvelle intitulée "La Cuve" est superbe !
Dernière édition par Aurélien le 28 Août 2015 14:38, édité 1 fois.


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